angélus

Angélus de François-Henri Soulié était dans ma bibliothèque depuis près d’un an quand je me suis enfin décidée à le découvrir. En effet, l’été se prête tout à fait à la lecture d’un pavé tel que ce roman !

De plus, l’action du livre se déroulant aux alentours de Carcassonne, j’ai pu voyager tout en restant dans mon canapé !

Ayant également envie d’un récit se passant au Moyen Age, mon choix pour ce livre était d’autant plus arrêté.

Résumé d’Angélus :

An de grâce 1165. En terre d’Occitanie.
Un ange accroché dans un arbre. Mort. Le corps a été supplicié puis déguisé. Très vite, d’autres cadavres angéliques sont découverts. Les victimes travaillaient pour l’atelier de Jordi de Cabestan, tailleur de pierre. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les cathares, secte nouvellement apparue qui prétend représenter les Vrais Chrétiens.
Jeune noble, Raimon de Termes est missionné afin de découvrir l’assassin. Face à lui, et pour se disculper, les hérétiques cathares désignent une des leurs, Aloïs de Malpas. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

Angélus de François-Henri Soulié

Mon avis sur ce roman

J’avais hâte de lire ce roman que j’ai vu passer à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux. D’après la communication de la maison d’édition, Angélus devait nous rappeler Le nom de la rose d’Umberto Eco, ou encore Les piliers de la terre de Ken Follett. Tout un programme, mais surtout une attente d’autant plus grande aux vues des titres en comparaison avec cet ouvrage.

J’ai été charmée par l’écriture de François-Henri Soulié. Il s’agit du premier roman de cet auteur que je lis et son style littéraire est très plaisant. L’univers dans lequel se déroule le roman : le sud-ouest médiéval, est parfaitement restitué.

Deux personnages ressortent particulièrement dans ce livre : le tailleur de pierre, Jordi de Cabestan, et la cathare, Aloïs de Malpas. A côté de ces deux là, les autres personnages semblent au second plan, bien que certaines intrigues tournent autour d’eux.

Le contexte de l’époque est lui aussi bien restitué avec l’évocation du Catharisme, et la remise en question de l’Église de Rome. L’émergence de nouvelles croyances en Europe a en effet poussé la papauté à se réformer (à ne pas confondre avec la réforme protestante). L’auteur nous invite à une immersion au sein des abbayes où nous découvrons la vie monacale. Il y est question de religion mais aussi de quête du pouvoir entre les religieux.

L’intrigue du roman est prenante, cependant, au fil des pages elle perd un peu de son attrait. En cause : un roman beaucoup trop long selon moi. Le rythme s’essouffle.

Malheureusement, j’ai été déçue par la fin du roman. J’ai eu l’impression que les cathares avaient une fonction « décorative ». Au moment de refermer le livre, on se demande pourquoi ils faisaient partie de l’histoire. A part servir de prétexte à l’utilisation d’un personnage en particulier pour les dernier chapitres, leur présence est anecdotique.

Après un tel pavé, j’ai été surprise que le dénouement interviennent de façon aussi rapide que tirée par les cheveux.

Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture et j’ai envie de lire d’autres romans de cet auteur.

★★★★★

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Caroligraphie

🖋️📚🏺 Salut, je m'appelle Caroline, j'ai 33 ans et je vis près d'Arras.
Diplômée en Histoire, c'est un sujet que j'aime retrouver également en littérature à travers les romans historiques, les thrillers, ou encore la fantasy YA. Je suis également passionnée par le patrimoine, les mystères, l'ésotérisme et je pratique la généalogie 😊
Pour finir, je suis une lectrice qui préfère le café plutôt que le thé, mais vous trouverez toujours un chat près de moi ! 🐱

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